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  • Photo du rédacteurRégis COUDRET

Six semaines chez le Docteur SCHWEITZER à Lambaréné

Dernière mise à jour : 11 janv.


Le débarcadère de Lambaréné dans les années 1950
Le débarcadère de Lambaréné dans les années 1950

(source : Archives personnelles)


Extrait d’un article publié dans le Bulletin des « Feuillants » du Sacré Cœur de Poitiers au 3eme trimestre 1956


« Six semaines chez le Docteur SCHWEITZER à Lambaréné ». C’est par ce titre, que ma mère, Marie Monique COUDRET, née ROBLIN, intitula le récit de son séjour à l’Hôpital du Docteur Albert SCHWEITZER , situé à Lambaréné au Gabon. Elle y accoucha de son deuxième enfant, ma sœur, Maryelle, née le 19 Juin 1956.

Les religieuses du Sacré Cœur de Poitiers, pensionnat où Marie Monique avait été élève, lui demandèrent un article sur le « Grand Docteur ». Elles le publièrent dans le petit opuscule trimestriel qu’elles diffusaient auprès de leurs anciennes élèves. Ma mère en garda précieusement un exemplaire. Il ne s’agit pas ici pour moi d’écrire un article sur le célèbre Docteur, Je n'en ai pas la prétention. Mais seulement de raconter brièvement ce que furent les séjours de ma mère au Gabon, en les illustrant de quelques anecdotes, et de rapporter le témoignage de sa rencontre avec le Docteur SCHWEITZER.


Extrait du Bulletin « Les Feuillants » N°32 du 25 Octobre 1956
Extrait du Bulletin « Les Feuillants » N°32 du 25 Octobre 1956

(source : Archives personnelles)


Le premier séjour au Gabon de Marie Monique COUDRET


Marie Monique ROBLIN s’est mariée le 6 Janvier 1951 à Paris XVème avec Bernard COUDRET. Mon père travaillait comme agent forestier depuis 1947, dans une exploitation de bois précieux, autour de N’Djolé, une petite ville située au bord du fleuve Ogooué et à un peu plus de 350 kilomètres de la côte atlantique. Après avoir achevé un premier contrat avec la Société du Haut Ogooué (S.H.O) [1], Bernard était rentré fin 1950 en « métropole » pour épouser Monique. Il était reparti dès le mois de Février à N’Djolé, préparer une maison à ma mère. Un certain nombre de formalités accomplies, ses adieux faits à sa famille, Monique s’était envolée d’Orly en Mai 1951 sur un « « Douglas DC-3 » avec escales. Elle laissait pratiquement tout derrière elle. Pour cette grande aventure, ma mère était seulement accompagnée de son chien, Ymoun, un berger allemand qu’elle avait acheté avec Bernard au cours de leur voyage de noces.


Arbre d'ascendance de Marie Monique Roblin

(source : Archives personnelles)


Son mari l’attendait à Port-Gentil, à l’embouchure du fleuve Ogooué. Bernard et Monique commencèrent par faire des provisions : touques de farine, riz, etc... Car le premier souci au Gabon était le ravitaillement [2]. Ils remontèrent ensuite le fleuve sur une « pinasse » [3] de la S.H.O. La voie fluviale [4] était encore le meilleur moyen d’accès au plateau du Haut Ogooué et à N'Djolé. Monique ne fit que passer à côté de l’hôpital de Lambaréné, où le Docteur SCHWEITZER avait débarqué avec sa femme et son harmonium, 40 ans plus tôt. C’est en longeant ainsi les berges débordant d'une végétation luxuriante, qu’elle découvrit son nouveau pays, fait de collines recouvertes de forêt, dont certaines parties n’étaient pas encore cartographiées.


croquis d'après une carte dans "A l'orée de la forêt vierge"

Après quelques jours de découverte et d’acclimatation, ma mère refusa de rester à N’Djolé, où elle aurait pourtant pu s'installer confortablement.. Début Juin, Monique rejoignit mon père qui venait de démarrer un chantier, près de la rivière M'Fouma. Elle y découvrit sa « maison » : une simple case, dont l'intérieur était sur de la terre battue et les murs remplis par une double paroi d'écorces. Des visiteurs inattendus, comme les serpents, y trouvaient parfois refuge. A l’extérieur, mon père avait démarré un petit potager. Petit à petit, ma mère créa son propre confort. Mais, pour quelqu'un qui n’avait jamais quitté la métropole, même habituée aux rigueurs récentes de l’après guerre, le changement fut certainement rude.


La pinasse de la S.H.O
La pinasse de la S.H.O

(source : Archives personnelles)


Monique mère passa pratiquement deux ans et demi à l'orée de la forêt vierge. Lorsque mon père s’absentait, parfois plusieurs jours, pour prospecter l'emplacement des okoumés, elle occupait son temps à soigner des lépreux dans son village, en s’inspirant d'un manuel intitulé « le médecin loin de chez moi ». Elle devait composer avec les pratiques du « nganga » [5]. Aux saisons sèches [6], Bernard et Monique descendaient le fleuve jusqu’à la côte à Fernan-Vaz. Ils trouvaient au bord de l'Océan un climat plus clément. A chaque fois, ils faisaient une rapide escale à Lambaréné, situé au milieu du fleuve, face à l’hôpital du docteur SCHWEITZER, sans pour autant le visiter.


Séjour dans la « région des abeilles »


Le 17 Janvier 1954, Monique, enceinte de cinq mois et demi, rentra en métropole. Elle accoucha à Nice de mon frère aîné, Paul, le Dimanche 2 Mai 1954. Le contrat de Bernard ne se terminant que le 1er Juin, il était absent pour la naissance de Paul. Un certain nombre d’évènements dans sa famille firent que mon père ne repartit au Gabon qu’en Janvier 1955 pour un troisième contrat. De 1955 à 1957, Bernard prospecta essentiellement à proximité de la rivière la Lebedi, un affluent de l'Ogooué. Son chantier se situait dans le district de Booué, sur la plaine de l’Okanda où régnaient alors les buffles.


Monique attendit le mois de Juin 1955 pour rejoindre son mari avec Paul. Les conditions de vie sur place auraient été trop rudes pour un nourrisson. Le Docteur SCHWEITZER avait noté que les Européens, en général, ne supportaient pas longtemps le climat équatorial : « Au bout d’une année déjà, se manifestent chez eux des symptômes de fatigue et d’anémie ; au bout de trois à quatre ans, ils ne sont plus guère capables de fournir un travail normal ; mieux vaut alors rentrer en Europe pour s’y rétablir. » [7]


La famille COUDRET ainsi augmentée de Paul, sans compter Ymoun, s'installa alors à la limite d’une région inexplorée du Gabon, dite « région des abeilles » [8] sur les cartes. Au cours de ce deuxième et dernier séjour pour ma mère, toute la famille profita du progrès dans les transports au Gabon. On avait en effet défriché une piste d’atterrissage de 800 mètres de long, pour des avions gros porteurs, à côté de chez eux. Mes parents purent alors se faire construire une maison avec des planchers en bois et, surtout recevoir régulièrement des vivres frais de Port-Gentil.


L’avion Piper-Tripacer de la SHO en 1955-1956
L’avion Piper-Tripacer de la SHO en 1955-1956

(source : ANMT, Fonds 184AG, Carton 234 Société commerciale, industrielle et agricole du Haut-Ogooué)


On imagine assez facilement le confort et la sécurité que ce lien avec le monde leur apporta. Ainsi Paul put être soigné au pied d'un avion, d'un phlegmon par le médecin qui effectuait sa tournée. Et puis, Monique, à nouveau enceinte, put envisager d’accoucher au Gabon. Grâce à l’avion, elle connut enfin l'hôpital du docteur SCHWEITZER de Lambaréné.

 

la « région des abeilles » (1955-1957)
la « région des abeilles » (1955-1957)

(source : Archives personnelles)


Une escale à Lambaréné


Ma mère et Paul furent accueillis le 23 Mai 1956 à l’hôpital de Lambaréné. Ils s'installèrent dans le pavillon « Sans souci ». Monique entamait son dernier mois de grossesse. Légèrement anémiés, Paul et Monique profitèrent des menus essentiellement végétariens, servis à la table du « Grand Docteur » [9]. Il y avait néanmoins des vins d'Alsace pour les accompagner. A cette époque, l’hôpital comprenait déjà une cinquantaine de bâtiments, essentiellement des cases dont les toits étaient en tôles ondulés. Il permettait de loger vingt malades blancs et trois cent cinquante malades indigènes, sans compter les personnes qui les accompagnaient. Trois médecins, huit infirmières européennes et dix infirmiers indigènes y travaillaient en temps ordinaire.



Vue de l'Ogooue depuis l'hôpital
Vue de l'Ogooue depuis l'hôpital

(source : Archives personnelles)


Mais laissons ma mère s’exprimer au travers de son article paru dans le bulletin des anciennes du Sacré Cœur. Elle décrivit ainsi le Docteur Schweitzer, qu’elle rencontra très vite après son arrivée à l’hôpital :


« Il est très grand et à peine voûté pour ses 81 ans. Tous les matins, il rend visite d’abord aux malades européens, puis part, les mains derrière le dos, d’un pas assuré, voir les malades indigènes installés en grand nombre dans plusieurs vastes cases en planches, à toits en tôle ondulée. En cours de route, il donne des grains de maïs ou de riz aux poules qui circulent librement, comme d’ailleurs les cabris, les chiens, les chats, sans compter une jeune guenon-gorille [10] appartenant au médecin chef de l’hôpital et un jeune chimpanzé des plus espiègles. Le « grand docteur » soigne avec amour plusieurs magnifiques antilopes qui sont apprivoisées et mangent dans la main.


Il se rend aussi souvent à son village de lépreux [11] , situé à l’écart de l’hôpital. De nombreux malades y reçoivent des soins parfaits. Il y règne une atmosphère gaie malgré l’horreur de certaines plaies, grâce à une jeune infirmière suissesse des plus sympathiques. Elle vit continuellement avec eux et me disait qu’ils sont, dans l’ensemble extrêmement reconnaissants des soins reçus, lui offrant des objets en bois qu’ils fabriquent eux-mêmes lorsqu’ils ne sont pas trop atteints. Ils sont soignés avec des médicaments tout nouveaux.


L’hôpital m’a fait l’effet d’une vraie ruche où, dès 6 heures du matin, vous entendez un ronronnement continuel. Ce sont les indigènes qui vaquent à leurs occupations devant leurs cases : faisant la cuisine, allant à la rivière chercher de l’eau, se baigner, laver leurs pagnes tout en « masounant » c’est à dire bavardant entre eux. Cette ruche marche d’une façon impeccable avec de nombreux coups de cloche ou de sonnettes dans la journée soit pour appeler les indigènes qui doivent prendre des médicaments, ou les appeler à la ration : manioc, bananes, riz qu’ils ramènent à leur case sur la tête. Les plus valides viennent chercher leur ration et celles des malades qui viennent à l’hôpital accompagné d’un « ogoy » (parent ou ami). De temps à autre, on entend crier une femme : elle pleure un parent ou son mari mort. Dans l’ensemble, tout le monde travaille, en dehors des malades alités. Le personnel donne l’exemple ; les journées passent très vite tant il y a de travail, assurent les infirmières. ». Monique COUDRET-ROBLIN


Monique prenait donc ses repas dans une grande salle à manger, avec le Docteur et les infirmières. Après le repas du soir, Albert SCHWEITZER disait la prière : un Pater suivi d’un cantique, en allemand en général. Il accompagnait lui-même au piano. Il terminait par la lecture d’un passage des Actes de Apôtres. En attendant d’accoucher, Monique s'occupa de faire visiter l'établissement du déjà célèbre Docteur aux nombreux donateurs, suisses et américains pour la plupart. Quant à Paul, du haut de ses deux ans, ma mère écrivit qu'il n'avait cesse de faire connaissance avec tout le monde, y compris avec « l'Arche de Noë » du Docteur.



Le Docteur Schweitzer dans le jardin de l'hôpital (source : Archives personnelles)


Monique mit au monde ma sœur Maryelle le Mardi 19 Juin 1956, à la lumière d'une simple lampe tempête. Elle fut assistée par une jeune doctoresse, que « les indigènes appelaient docteur Thérèse » et une infirmière, Mademoiselle Maria, attachée à l’hôpital depuis seize ans. Mon père n'était pas présent à la naissance. Un certain Legrand l’informa de la naissance de sa fille par télégramme. Il arriva quatre jours après pour le baptême de sa fille. Maryelle fut baptisée à la Mission Catholique voisine, le Dimanche suivant. L’infirmière, Mademoiselle Maria, prêta une robe de baptême qui appartenait à l’hôpital. Le matin du baptême, le Docteur SCHWEITZER, sa femme et des infirmières, vinrent féliciter Bernard et Monique d’une façon peu banale : ils chantèrent à leur porte des cantiques, puis le Docteur remit à Monique pour sa fille un de ses livres dédicacé. Monique rejoignit avec Paul et Maryelle la « région des abeilles », quinze jours après son accouchement. Elle ne revit jamais le Docteur SCHWEITZER.


La vie reprit son cours à quatre et avec Ymoun et sa déjà nombreuse descendance. Les animaux moins domestiques continuaient de s’inviter de temps à autre. Ainsi, Maryelle, bébé, voisinera un temps avec un nid de guêpes bleues, particulièrement dangereuses. Quant à mon frère, c’est un « naja », serpent des plus venimeux, qui passa une nuit sous son lit, laissant sa mue derrière lui en guise de carte de visite. Le contrat de mon père avec la S.H.O expira début Janvier 1957. Monique était enceinte pour la troisième fois. Mes parents rentrèrent alors du Gabon définitivement.

Ils atterrirent à Orly le 14 Avril 1957 [12], au moment où le Docteur SCHWEITZER, devenu prix Nobel de la paix en 1952, lançait ses premiers appels sur radio Oslo, en vue de faire cesser les essais de bombes atomiques de plus en plus nombreux.


En Février 1965, Maryelle et Paul reçurent un courrier de Lambaréné. Mademoiselle Maria, l'infirmière qui avait assisté Monique lors de son accouchement, leur donnait des nouvelles du Docteur. A 90 ans (il venait de fêter son anniversaire le 14 Janvier), « le Docteur Schweitzer donne toujours des grains aux poulets et aux canards... Le matin, il y a un rassemblement d'animaux devant sa porte, qui attendent leur petit déjeûner... Le docteur est toujours actif. Il surveille les travaux de construction, reçoit des visiteurs et fait la visite des malades.» Pour SCHWEITZER, il était important que l’homme agisse dans son environnement. Il s’éteignit quelques mois plus tard, le 4 Septembre 1965. Son œuvre perdure encore aujourd’hui.


Le Docteur Albert Schweitzer pris en photo en 1956  par George Rodger
Le Docteur Albert Schweitzer pris en photo en 1956 par George Rodger

(source : Wikipedia sur George Rodger – National Geographic)



Notes de fin


[1] L'activité de la S.H.O s'articulait autour de trois filiales : l'exploitation du bois exotique, le négoce de produits manufacturés vers les colonies et la location-vente, réparation et maintenance d'engins de chantiers. Cette dernière activité est la seule à subsister de nos jours et s'appelle Tractafric. Au Gabon, alors Afrique Equatoriale Française (A.E.F), la S.H.O avait reçu la concession du cours supérieur du fleuve Ogooué. Le Docteur SCHWEITZER a eu l’occasion de s’exprimer longuement sur les dangers de ces concessions  faites par l’administration coloniale à des sociétés commerciales. Dans son ouvrage « A l’orée de la forêt vierge », il a aussi écrit : « Comme une société commerciale dans sa concession n’a pas à s’inquiéter de la concurrence, elle peut, comme le fait celle du Haut Ogooué, interdire la vente de l’alcool sur son territoire et n’offrir dans ses factoreries que de la bonne marchandise, à l’exclusion de la pacotille. Dirigée par des hommes à vues larges, elle est capable d’exercer une action éducatrice. Et comme le pays lui appartient pour un certain temps, elle a intérêt à l’administrer de façon rationnelle, et ne cèdera pas si aisément à la tentation de pratiquer une politique de déprédation. La lutte pour l’interdiction de l’importation des boissons alcooliques qu’on tenta au Gabon fut conduite par le directeur de la Société du Haut Ogooué. Dans quelques années, les droits de la S.H.O sur le territoire qui lui est confié prendront fin. Je ne crois pas que celui-ci s’en portera mieux. »  Ceci dit, la S.H.O n'était pas une oeuvre philanthropique (voir dans le détail «Une entreprise coloniale et ses travailleurs : la Société du Haut-Ogooué et la main d’œuvre africaine (1893-1963)», On sait par ailleurs ce que le système des concessions a généré comme  abus, notamment au Congo Belge tout proche, où le travail obligé des autochtones s’assimilait à de l’esclavagisme.


[2] Dans son ouvrage « A l’orée de la forêt vierge », le docteur Albert SCHWEITZER a noté quelques détails sur les conditions d’existence des exploitants forestiers dans la région  de l’Ogooué : « C’est le ravitaillement qui cause les plus grandes difficultés. Où se procurer, dans ce pays de forêts, de quoi nourrir pendant des semaines soixante à cent hommes ? Les villages et les plantations les plus rapprochés sont peut-être à cinquante kilomètres. On ne peut s’y rendre que par un voyage pénible à travers fondrières et marécages. Or les aliments usuels, les bananes et le manioc, sont difficiles à transporter, à cause de leur volume ; de plus, ils ne se conservent que quelques jours. Le grand malheur en Afrique équatoriale, c’est qu’il n’y pousse rien de comestible qui puisse se conserver au delà d’un temps très limité.»


[3] C’est un petit bateau à moteur dont le fond plat permet de passer plus facilement les bancs de sable mouvants du fleuve.


[4] En 1951, le Gabon était déjà traversé par quelques routes dites « administratives ».


[5] Le « nganga » est au Gabon un personnage traditionnel qui est consulté pour toutes sortes de choses et notamment pour sa connaissance des plantes et de leurs vertus thérapeutiques. Il est le guérisseur mais aussi le magicien. Ainsi il est consulté pour soigner les maux physiques et psychologiques.

 

[6] Mes parents étaient un peu au sud de l’équateur. Les saisons sont celles de l’hémisphère austral. C’est donc l’été là-bas lorsqu’en Europe on a l’hiver. Le climat est de type équatorial chaud et humide caractérisé par quatre saisons: deux pluvieuses et deux sèches.


[7] Extrait de son ouvrage « A l’orée de la forêt vierge ».


[8] Ma mère me raconta que les noirs lui apportaient sur un plateau des galettes de miel extraites directement des ruches sauvages. Un vrai nectar ! me dit-elle.


[9] Surnom donné par les autochtones au Docteur Albert SCHWEITZER.


[10] Je me remémore aussi cette histoire de guenon gorille que le docteur Schweitzer avait adoptée dans les années 50. A la mort du docteur en 1965, celle-ci aurait été expédiée au Jardin des Plantes à Paris. En tout cas, je me souviens d’avoir accompagné ma mère un certain nombre de fois dans ce zoo, où elle me présentait une guenon dans sa cage, comme ayant vécu à Lambaréné.


[11] Baptisé par le Docteur SCHWEITZER, le « village lumière »


[12] D'après le passeport de ma mère (archives personnelles).

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9 comentários


elsacalando
26 de jan.

Quel exotisme ! merci de nous faire partager ces tranches de vie extraordinaires à travers cet article vivant, très bien écrit et illustré. Maryelle a t elle encore le livre du dr Schweitzer dedicacé ?

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Noëline Visse
Noëline Visse
07 de dez. de 2023

Quel récit incroyable ! Les protagonistes reprennent vie dans ce magnifique article 😀

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Régis Coudret
07 de dez. de 2023
Respondendo a

Merci Noëline. A bientôt !

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véronique aveneau
véronique aveneau
07 de dez. de 2023

Très beau récit bien documenté! Je suis partie en voyage😊

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Régis Coudret
07 de dez. de 2023
Respondendo a

Comme dit à Magali, un peu avant, les récits (surtout de ma mère) nous faisaient partir en voyage pratiquement chaque semaine. Donc je suis bien content de vous avoir communiqué un peu de ce rêve... A bientôt !

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Philippe ALEXANDRE
Philippe ALEXANDRE
07 de dez. de 2023

Quel récit ! Excellent article ! une vraie tranche de vie passionnante. On s’y croirait.

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Olivier Foulont
Olivier Foulont
06 de dez. de 2023

Magnifique article très bien écrit et illustré. On s'y croirait. Et quel bel héritage familial vous avez là.

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