Jean BARBIER (1750–1817), Seigneur de la PLANCHE, à Vivonne
- Régis COUDRET

- 21 janv.
- 14 min de lecture
Préambule
A l'occasion du 21 Janvier, ma mère, Monique COUDRET, née ROBLIN, ne manquait jamais de nous rappeler que l'on commémore ce jour-là, la mort du roi Louis XVI, guillotiné en 1793. Peut-être parce que le 21 Janvier correspond aussi à la fête de ma soeur Agnès, maman ne s'appesantissait pas sur le sort du dernier des Capétiens; mais elle profitait du dîner pour sortir une anecdote ou deux concernant sa famille au moment de la Révolution. Originaire de la Vienne et donc du Poitou, il lui arrivait de se rappeler des BARBIER, dont elle descendait par sa bisaïeule, Marie Aloïsia BARBIER. A leur sujet, maman nous racontait parfois l’anecdote de la terrine de lièvre, que la grand-mère d'Aloïsia, Marie Louise, née GASCHET et épouse de Jean BARBIER, avait servi chez elle à des « sans-culottes », au moment de la Terreur.
J'ai retrouvé récemment cet épisode dans un ouvrage sur le château de la Planche [1], situé à Vivonne dans le département de la Vienne. Cela m'a donné envie de vous parler du séjour de Jean BARBIER et de sa famille dans ce manoir et des évènements qui s’y produisirent pendant les périodes sanglantes de la Révolution. Mais avant de nous arrêter à la Planche, faisons un petit détour sur les origines des BARBIER, cette vieille famille du Poitou.

Les origines de la famille BARBIER
La famille BARBIER dont nous descendons par Marie Aloïsia, l’épouse d’Henri JOUBERT, était originaire de la ville de Civray, dans la Vienne, et appartenait à la religion réformée. Le premier du nom, Nicolas, vint s’établir dans cette ville lorsque les Huguenots s’en emparèrent en 1574.

Un des descendants de Nicolas, François BARBIER, troisième du nom, et son épouse Marquise, née INGRAND, souffraient des discriminations qu'ils subissaient en tant que religionnaires [2]. Après la naissance de leur fils François le 14 Novembre 1672, ils se seraient réfugiés à Groningue en Hollande. Marquise INGRAND, décéda effectivement à Groningue en 1727. Mais son époux mourut en France, à Saint Gaudent dans la Vienne en 1687. J’ai donc supposé qu'il avait abjuré sa foi avant la Révocation de l’Edit de Nantes, l'autorisant ainsi à revenir au pays avec son fils.
Une chronique écrite dans le Poitou [3], précise que son fils, François, « ayant voulu voir sa mère, fut pris comme fugitif et condamné aux galères, mais le roi Louis XIV lui accorda sa grâce [4] » Je ne sais pas quel crédit accorder à cette anecdote. En effet, ledit François s’installa à Poitiers où il devint Marchand de draps et de soieries. S’il avait été condamné aux galères, même gracié, aurait-il pu prospérer comme Consul des Marchands de Poitiers ? Il mourut en tout cas dans la foi catholique le 15 Novembre 1744, et ses descendants occupèrent des fonctions d’Avocat, de Consul et de Juge dans la Juridiction de la province de Poitiers. Ces charges leur permirent d’acquérir de nombreux biens et les menèrent jusqu’à la Présidence de l’Election [5] de Poitiers à la fin du XVIIIème siècle.
L'« hôtel de la Prévôté », place du Pilori

Le petit-fils de François, quatrième du nom, Jean BARBIER, acquit cette charge de Président de l'Election de Poitiers le 29 mai 1774. Il était le fils puîné de François-Olivier et de Judith-Victoire LAURENCE et naquit le 3 avril 1750 à Poitiers. Il fut baptisé à la cathédrale Notre Dame de la Grande. Licencié es lois et devenu Avocat, il épousa le 15 janvier 1776 en l'église Saint Didier de Poitiers, Marie Louise GASCHET, fille de Jacques-Joseph, Sieur de la Bourliauderie [6], et de Louise BERLAND.
Marie Louise apporta en dot à Jean BARBIER plusieurs biens fonciers dont un hôtel particulier à Poitiers. appelé « l’hôtel de la Prévôté ». Son entrée est rue Cloche Perse qui fait l'angle avec la place de la Liberté, appelée place du Pilori sous l’Ancien Régime.

Jean BARBIER, Seigneur de la Planche

En s’unissant à la famille GASCHET-BERLAND, Jean BARBIER fit aussi l’acquisition de « la maison de la Planche avec ses appartenances et dependances, […] et les rentes qui en dépendent, … ». Ce manoir, « construit, à la fin du XVème siècle, par Pierre Régnier, […] resta dans la même famille jusqu'à vers 1750 environ » [7]. Il fut alors vendu à Pierre BERLAND, Sieur de la Carrelière [8] dont Marie Louise GASCHET-BERLAND hérita en indivise avec une de ses tantes, Jeanne Marie BERLAND. Cette dernière finit par céder sa part à Jean BARBIER et à sa nièce, le 28 Avril 1782, moyennant une rente annuelle.

A ses heures de loisirs, le magistrat se piquait de Sciences, en particulier de Chimie. Il est dit qu’il « recevait à sa table à la Planche les principaux encyclopédistes, Marmontel et Bernardin de Saint Pierre [9]». Seule la venue de Jacques-Henri BERNARDIN de SAINT PIERRE à la Planche semble avérée [10]. Nous verrons un peu plus loin dans quelles circonstances le botaniste, resté célèbre pour son roman Paul et Virginie, aurait séjourné au château.
Avant 1789, Marie Louise donna à son mari une fille, Marie Louise née en 1777 et un garçon, Jean Marie Aimé, né à « La Bourgliauderie » [11], paroisse de Saint Gaudent le 3 Septembre 1786.

Au début de 1789, Jean BARBIER présida l’Assemblée électorale de la Sénéchaussée de Poitiers [12], chargée de désigner les députés aux États généraux que le Roi avait convoqués. Il y côtoya un des futurs députés de la Vienne : Louis-Jean-Joseph LAURENCE. Comme nous le verrons plus bas, Jean BARBIER avait sûrement des liens personnels avec le frère de Louis-Jean-Joseph LAURENCE, Jacques LAURENCE DUMAIL, lui-même futur élu de l’Assemblée nationale.
Mais pour l’heure, notre ancêtre subit comme tous ses pairs, les décisions que le « Tiers Etat », prenait au nom du Peuple. Après s’être proclamé le 9 Juillet 1789 en Assemblée nationale constituante, les députés abolirent les privilèges. Ils supprimèrent ainsi les Juridictions de l'Ancien Régime.
La Révolution à La Planche

La Révolution, en supprimant l’Election [13], rendit Jean BARBIER à la vie privée. Le 2 Septembre 1789, au baptême de sa fille, Marie Agathe Dorothée, Jean se déclare encore « Président de l’Election de Poitiers ». Mais dans un contrat d’échange du 16 février 1791, il n’est plus que « Suppléant du District de Poitiers » [14]. Et dans les actes qui suivent, à partir de 1792, il est désigné comme simple citoyen « propriétaire » ou « agriculteur ». Comment expliquer cette apparente descente sur l'échelle sociale ?
Au XVIIIème siècle, les BARBIER étaient devenus de fervents Catholiques. Après la mise en place de la Constitution civile du clergé en Juillet 1790, ils prirent leurs distances avec leur paroisse de Notre-Dame-la-Grande. Son Curé, Louis Charles MONROUSSEAU, avait prêté serment à la Constitution. Ils se rapprochèrent alors d’une de leurs voisines ,résidant au N°26 actuel de la rue de la Regratterie à Poitiers. Marie Anne Marthe GAUFFREAU, bientôt surnommée « la mère des prêtres », y accueillait les Insermentés [15].


Sur un « laissez passer », daté du 01 Avril 1793 [16], Jean BARBIER est réputé résider avec sa famille dans la maison de la Bourliauderie [17], en alternance avec le château de la Planche à Vivonne. Il est écrit aussi qu'il fait des allers et retours réguliers entre Saint Gaudent et Poitiers. où. il va voir son père. Olivier BARBIER, alors âgé de 73 ans et veuf, habitait à deux maisons de Mademoiselle GAUFFREAU rue de la Regratterie à Poitiers. J'ai imaginé que son fils en profitait pour rendre visite à Mademoiselle GAUFFREAU et peut-être se confesser à ses hôtes de passage.
D'après ce laissez passer, Jean BARBIER était inscrit sur les « rolles de la contribution mobilière », et faisait « de nuit comme de jour le service militaire ». Il semblait donc se comporter « d’une manière conforme aux lois et […] donné des preuves d’un parfait civisme ». Jean BARBIER cherchait sans doute à passer pour un parfait modèle de citoyenneté aux yeux des Commissaires CHOUDIEU [18] et RICHARD. Ceux-ci avaient été dépêchés à Poitiers dès Septembre 1792, pour y instaurer un tribunal révolutionnaire. Ils y appliquèrent à la lettre, un décret révolutionnaire du 27 Mai qui condamnait les prêtres réfractaires à la déportation dans une colonie et bientôt à la peine de mort. Ce décret provoqua la fuite clandestine d'un grand nombre d'entre eux. Dès le mois de Mai, Jean BARBIER et son épouse secondèrent Mademoiselle GAUFFREAU dans la mise en place d’un réseau destiné à aider les prêtres réfractaires en fuite vers l’Espagne. Le château de la Planche devint leur première étape à environ 18 kilomètres après Poitiers : « Quand Mademoiselle GAUFFREAU avait un prêtre à diriger du côté de Bordeaux, elle l'adressait à Jean BARBIER avec une lettre ainsi conçue : je vous envoie, mon cher Barbe Bleue, Monsieur… » On estime qu’environ 600 prêtres bénéficièrent de cette filière d’évasion [19]. Et ainsi, « la messe se disait à la Planche […] les habitants du village y assistaient… »
Une terrine de lièvre compromettante

Sans doute grâce à la connivence de leurs concitoyens et la tacite tolérance des autorités locales. Les BARBIER restèrent longtemps à l'abri des soupçons. Ils furent pourtant l’objet de visites domiciliaires à La Bourgliauderie comme à la Planche. Dans mes archives personnelles, j’ai un procès-verbal d’une de ces visites effectuées le 8 Septembre 1792 à la Bourgliauderie. Jean BARBIER était absent ce jour-là, mais son épouse déclara être affligée « de se voir suspecter, tandis que son mari […] cherche tous les moyens de manifester son amour pour la chose publique… ». Les officiers notèrent que « nous n’avons rien trouvé que ce qui soit conforme aux lois… ». Et pour cause, toutes les infractions à la loi se passaient à la Planche où étaient cachés des ornements sacerdotaux nécessaires aux célébrations du culte.
Il semblerait qu’un membre de l'administration municipale de Vivonne prévenait les BARBIER quand le Comité de surveillance de Poitiers annonçait une « visite ». Un jour, les « sans culottes » débarquèrent nombreux au château. Leurs premiers mots en arrivant furent : « Citoyenne, sers-nous de ton vin de sable ! [20] ». Ils avisèrent aussi une terrine de lièvre qui trônait sur la table de la cuisine. Sans réfléchir, Marie Louise BARBIER leur servit à tous une bonne tranche, si bien que la superbe terrine de faïence, une fois vidée, laissa apparaître quatre fleurs de lys dorées qui décoraient son fond. Alors qu’ils attaquaient leur assiette, un des gaillards s’écria : « Comment ? Coquine, tu oses nous servir un pareil plat ? » Sans attendre la réaction des autres convives, Marie Louise répondit : « Et bien si vous n'êtes pas content, f… le par la fenêtre. » L’assemblée de répondre en chœur : « Non pas non pas ! ». Le pâté fut vite dévoré et le vin de sable englouti. En définitive, la visite domiciliaire aboutit comme elle devait aboutir d'ordinaire : à un bon dîner.


Les choses allaient différemment en ville. En Septembre 1793, un arrêté affiché sur les murs de Poitiers par les Commissaires du peuple, engagea les patriotes à dénoncer les ennemis de la Liberté. Mademoiselle GAUFFREAU et sa tante Jeanne qui habitait au même endroit, n'avaient pas que des amis autour d'elles. Elles furent dénoncées, arrêtées et jugées par le tribunal criminel du département de la Vienne, le 23 germinal de l'an second de la République française (13 avril 1794) ... Le tribunal révolutionnaire les condamna à six ans de réclusion dans une maison de force [21].
Comme du temps poutant aboli des rois, la chronique du 18 Avril 1794 dit : « les condamnées furent attachées par un collier de fer à un poteau dressé sur l'échafaud, et exposées pendant six heures, aux risées de la foule, aux brûlures du soleil ou aux morsures du froid » Le froid était paraît-il très vif ce jour-là.
Quant à Jean BARBIER, nous dit Théophile CORLIOT de COURSAC [22] : « A la suite des révélations de l'interrogatoire des prêtres de Richelieu, le 5 germinal an deux (25 mars 1794), le Comité de surveillance lança contre lui et sa femme un mandat d'incarcération à la prison de l'Evêché… » Saisis d'épouvante, les BARBIER firent appel à Jacques LAURENCE-DUMAIL [23], avec lequel ils avaient gardé de bons rapports. « Demeurez chez vous, répondit-il, je me charge de tout. ». Le futur député de la Vienne frappa à la porte du Substitut de la commune et le menaça tout simplement de lui brûler la cervelle s’il ne révoquait pas le mandat. Celui-ci, sachant LAURENCE-DUMAIL homme de parole, s’exécuta. Et ainsi Jean et Marie Louise BARBIER furent sans doute sauvés de la guillotine [24].
Celle-ci fonctionnait alors à plein régime sur la place du Pilori, juste en face de la résidence des BARBIER dont les volets restèrent clos pendant toute la période de la Terreur. Heureusement, les évènements se précipitèrent à Paris : le 9 thermidor, c'est-à-dire le 27 Juillet 1794, ROBESPIERRE tomba et la Terreur avec lui... Petit à petit, les prisons se vidèrent. La Révolution s’embourgeoisa à nouveau avec le Directoire. Mademoiselle GAUFFREAU, bien que diminuée, put rentrer chez elle. .Quant aux BARBIER, ils se firent discrets jusqu'à l'avènement de Napoléon BONAPARTE, Premier Consul.
Jean BARBIER, invité au sacre de l'Empereur
Pendant toutes ces années, Marie Louise avait mis au monde quatre autres enfants. Il y eut d’abord Théodat, né le 3 Août 1794, puis l’année suivante, Marie Sophie, suivie de Marie Augustine née en 1798 et enfin Joseph qui naquit le 07 Décembre 1800. Tous virent le jour au château de la Planche où la vie reprit petit à petit un cours plus joyeux.


Jean BARBIER, qui faisait de plus en plus figure de savant, passa les années du Directoire dans son cabinet pendant que son épouse élevait ses enfants et gérait le domaine. Avec le Consulat, il revint aux affaires, d'abord comme Secrétaire de la Faculté de droit de Poitiers, puis comme membre du Conseil Général de Vivonne. Son fils Joseph, dont nous descendons, nous a laissé dans ses Mémoires, ses propres souvenirs d’enfance à la Planche : « Mon père et ma mère recevaient beaucoup à la Planche. C’étaient les évêques, les préfets, mon père était alors président du Conseil Général… ». Je pense que Jean BARBIER, sans être vraiment Bonapartiste, apprécia comme beaucoup de bourgeois, le sens de l’ordre qu’incarna le Premier Consul Napoléon BONAPARTE. Aussi accepta t’il la Présidence du canton. En 1804, il fut invité en qualité de Président de cette assemblée, au sacre de l’Empereur. Je ne sais s’il monta à Paris pour cette occasion historique ou déclina ce qui ressemblait à une convocation. Quoiqu’il en soit, il fut Président du Conseil Général de Vivonne jusqu’en 1813.
Cette année là, les BARBIER reçurent au château, BERNARDIN de SAINT PIERRE, âgé de 76 ans. C’était un an avant sa mort. L’anecdote a été rapportée par Amédée BARBIER, le sixième enfant de Joseph BARBIER. Lors de son séjour, le botaniste, nous dit-il, « en vrai Galantin de l'époque, demandait à toutes les dames la permission de les embrasser au dessert. Un jour, Augustine Barbier, fille de Jean, n'ayant pas été embrassé parce qu'elle n'était qu'une fillette de 15 ans, se mit à pleurer. Notre grand personnage apprenant la cause de ce chagrin, se leva et déposa un doux baiser sur la joue de la mignonne ».

Ce fut peut-être le dernier épisode heureux des BARBIER à La Planche.. NAPOLEON qui venait de terminer sa désastreuse campagne de Russie, avait besoin de toujours plus de soldats. Sa Grande Armée recruta des hommes de plus en plus jeunes. Le deuxième fils de Jean et Marie Louise BARBIER, Théodat, qui allait avoir 19 ans, reçut l’ordre de partir dans les Gardes d’honneur constitués au mois d'Avril de cette année-là. D'après Joseph BARBIER, Marie Louise dont le fils aîné était déjà parti à la guerre, en mourut de chagrin quelques mois après. Quant à Théodat, il tomba au premier combat à la bataille de Leipzig en Octobre 1813. Dès lors la vie à la Planche ne fut plus la même. Malgré la présence de ses filles, Jean BARBIER se replia et mourut le 20 Février 1817 à Poitiers.
Epilogue
Le dernier fils de Jean BARBIER, Joseph, était mineur au moment du décès de son père. Le Code civil institué sous NAPOLEON avait fait bien les choses en matière d'héritage. Il reçut un sixième des lots. Mais comme il n'était pas encore établi dans la vie, Joseph préféra céder sa part des biens fonciers. Le château de la Planche fut repris par une de ses soeurs avant de sortir quelques années plus tard définitivement de la famille BARBIER.
Aujourd'hui, il ne me reste plus que quelques anecdotes à conter aux plus jeunes sur cette branche presque oubliée. L'objet de cet article était de vous en faire part, obéissant ainsi en partie au plus cher désir de Joseph BARBIER, mon lointain ancêtre. En préface de ses Mémoires, il écrivit au soir de sa vie : « Mes chers enfants, j'écris pour vous les principaux traits de ma vie... Je désirerais voir mes enfants imiter mon exemple en transmettant eux aussi à leurs descendants les actes de leur vie. Soyez bien persuadés que ce serait pour eux un grand plaisir de savoir comment vivaient leurs aïeux... Alors mes chers enfants, faites ce petit travail ! »
Notes de fin
[1] D’après la notice « le château de la Planche de Vivonne » écrite par Paul RAVEAU et Jacques SALVINI - ed 1935.
[2] De la Religion Prétendue Réformée (RPR). Ces discriminations administratives démarrèrent dès 1661 jusqu’à la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685.
[3] Dans cet organe de la Vienne, des Deux-Sévres et de la Vendée, du 15 Décembre 1900, Raoul BROTHIER de ROLLIERE écrivit une chronique sur la famille DESMIER, Les DESMIER étaient sans doute la plus vieille famille du Poitou, ayant eu une descendance royale et dont les BARBIER descendent par ailleurs.
[4] Sur la recommandation de la duchesse de Brunswick-Zell, née Eleonore DESMIER.
[5] Circonscription financière de la France de l'Ancien Régime apparaissant à la fin du XIVème siècle dans le cadre des Généralités.
[6] Avocat au Parlement de Poitiers et Président de l’Hôpital général de Poitiers fondé en 1657.
[7] D’après la notice écrite par MM. RAVEAU et J. SALVINI.
[8] D’après un acte notarié en date du le 28 Mai 1756. Pierre BERLAND ne jouit pas longtemps de son acquisition, car il fut inhumé deux ans plus tard, le 12 mars 1758, dans l'église Saint-Georges de Vivonne.
[9] Dans l’ouvrage de Messieurs RAVEAU et SALVINI, chapitre VII page 47.
[10] L’ encyclopédiste Jean François MARMONTEL vécut à Paris avant la Révolution. Il se retira en Normandie et rédigea ses « Mémoires d’un père » mais il n’y décrit pas un passage à Poitiers ou dans ses environs.
[11] La « maison de la Bourgliauderie », où demeurait une tante de Marie Louise, Marie Anne GASCHET, allait revenir en héritage à Marie Louise BARBIER en Mai 1792.
[12] D’après l’ouvrage Une période électorale à Poitiers en 1789 (éd. 1911) – source Gallica.
[13] L’Election était une juridiction essentiellement fiscale sous l’Ancien Régime.
[14] Le District était la nouvelle appellation donnée à la Juridiction de l’Ancien Régime.
[15] Voir un article sur le blog de « La Maraîchine Normande » du 6 avril 2020.
[16] A noter que la commune de Saint Gaudent n’appliquait pas encore le calendrier révolutionnaire pourtant en vigueur depuis la fin Septembre 1792.
[17] Extrait d’un acte de notoriété émis par le Conseil Général de « la commune de Vivône » le 15 Frimaire de l’An II (le 05 Décembre 1793).
[18] Sévissant déjà sur l’Anjou, voir aussi l’article Pierre Claude PAULMIER, tué à la bataille de Granville (dernière partie)
[19] Voir un article sur le blog de « La Maraîchine Normande » du 6 avril 2020.
[20] Il existe effectivement des vins élevés sur des sols sablonneux dans le Haut Poitou, sans qu’il ‘existe pour autant une appellation comme en Camargue.
[21] D'après l'article IV du décret de la Convention nationale du 26 février 1793 : « Toute personne qui aura recélé ou caché, moyennant salaire ou gratuitement, une autre personne assujettie aux lois de l'émigration ou de la déportation, sera punie de six ans de fer ». L'article IX statue que « si c'est une femme ou une fille qui est convaincue de s'être rendue coupable desdits crimes, ladite femme ou fille sera condamnée, pour le même nombre d'années, à la peine de la réclusion dans la maison de force. »
[22] Théophile CORLIOT de COURSAC fut un temps propriétaire du château de la Planche. Il a laissé des notes souvent citées dans l’ouvrage de MM RAVEAU et SALVINI.
[23] La mère de Jean BARBIER était Judith Victoire LAURENCE. Les LAURENCE du MAIL appartenait à une des branches cousines de cette famille.
[24] Mise en place à Poitiers place du Pilori, future place de la Liberté, le 22 Septembre 1792.



Bravo pour ce texte passionnant. Il est très agréable à lire. Cordialement.