La jeunesse de Roger GUILLEMIN (1904 - 1990) à Sotteville-lès-Rouen
- Régis COUDRET

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Préambule
Dans les articles précédents, nous avons vu comment Mathurine GUILLEMIN quitta sa Bretagne natale pour la grande ville industrielle de Rouen. A la mort de son mari Joseph LECOINTE, elle devint propriétaire d'un café sur la Rive gauche de la capitale normande. Elle confia alors « ses affaires d’argent et de succession » à un voisin, Maître Gabriel LECOINTE, huissier de justice. Ils avaient tous les deux 30 ans. Au printemps 1904, Mathurine se retrouva enceinte de « leur rapprochement ». Gabriel était déjà marié. Sans doute pour faire taire d'éventuelles rumeurs, Mathurine dut déménager. Peu de temps après, elle accoucha d’un petit garçon qu’elle prénomma Roger. Dans ce nouveau chapitre, nous allons découvrir la jeunesse de Roger GUILLEMIN à Sotteville-lès-Rouen où sa mère avait fait construire avec son héritage. Roger, que Mathurine avait placé en nourrice, la rejoignit bientôt dans cette banlieue ouvrière de Rouen..
Roger GUILLEMIN,
« fils naturel non reconnu... »
Roger vit le jour le 28 Décembre 1904 au 206, route de Dieppe à Notre Dame de Bondeville, située à côté de Rouen. C’était le domicile d’une sage-femme, Madame JOUEN, née Françoise DUFOUR. Elle officiait là depuis des années [1]. Après avoir « pratiqué l’accouchement » et en l’absence du père, Françoise JOUEN alla déclarer l’enfant le lendemain à la Mairie. Mathurine ne pouvant encore se relever, l’enfant fut déclaré à l’Etat-civil « fils naturel non reconnu de Guillemin Marie Mathurine » en présence de deux témoins.

Quelques jours plus tard, le 7 Janvier 1905, Mathurine put se présenter elle même à la Mairie pour reconnaître son fils. En présence de la sage-femme et d’un autre témoin, elle lui donna alors officiellement les prénoms de Roger Henri et son nom de naissance, à savoir GUILLEMIN. Son père « biologique » [2], Gabriel LECOINTE, était déjà marié et avait une situation professionnelle auprès des Tribunaux qui ne lui permettait sans doute pas de voir un scandale éclater. « Il ne reconnut jamais l’enfant », nous a dit Jacques dans son récit sur les GUILLEMIN-CARTON. De toute façon, la loi, au travers du Code Civil, protégeait la famille légitime. Roger ne pouvait tout simplement pas être reconnu légalement par le père adultère [3].
Sur l’acte de reconnaissance enregistré à Notre Dame de Bondeville, Mathurine, alors âgé de trente ans, se déclara « sans profession ». J'en ai conclu qu’elle avait déjà cédé le café du 121, rue Lafayette qu'elle avait exploité jusqu'à sa grossesse. Je n’ai pas pu retrouver le document notarié précisant la date de vente de ce commerce, mais on peut supposer que Mathurine se mit en quête après la naissance de son fils, d’une nouvelle activité qui lui permette de le prendre en charge. « A partir de 1905, Grand-mère s’occupa de placer son argent. » a écrit Jacques. Pendant ce temps, Roger fut placé chez une nourrice à La Vaupalière, « au croisement de 2 routes, une petite maison que Papa m’a montrée lors d’une promenade en vélo », nous a précisé Jacques.
On ne sait pas pendant combien de temps il resta en nourrice, mais un beau jour, Mathurine vint le reprendre dans cette petite commune du Nord de Rouen. Roger traversa pour la première fois la Seine, peut-être sur le pont transbordeur qui reliait les deux rives depuis la fin du XIXème siècle.

De là, il prit avec sa mère le N°3 de la Compagnie des Tramways de Rouen, passa, sans s’en rendre compte, sous les fenêtres du domicile de son père, au 30 de la rue Pavée et emprunta la rue de Paris qui partait du centre de la commune de Sotteville-lès-Rouen vers Saint Etienne de Rouvray. Il descendit avec sa mère à Quatre-Mares. C'était alors le terminus du tramway. Marie Mathurine emmena ensuite Roger jusqu'à son nouveau domicile.
Sotteville-lès-Rouen vers 1910
L’origine probable du nom de Sotteville serait le rapprochement de deux mots : « villa » signifiant en latin « exploitation agricole » et « Sóti » le nom d’origine Viking du fondateur de cette ferme. Le fait est que l’activité de Sotteville, jusqu’au début du XIXème siècle, était essentiellement agricole. La Section A de l’Atlas cantonal montre d'ailleurs de grandes étendues de labours autour du hameau de Quatre-Mares.

Dès la fin du XVIIIème siècle, l’industrie avait fait son apparition avec quelques ateliers textiles, près d’un ancien couvent de Sotteville [4]. Mais c’est l’inauguration du chemin de fer au milieu du XIXème siècle qui permit au bourg de s’étendre.

L’une des premières grandes lignes mises en service en France fut la « Paris-Rouen », en 1847. Elle desservait depuis Paris-Saint Lazare la première gare de Rouen, celle de Saint Sever. Ce terminus concentra à Sotteville des installations d’entretien, de réparation et de construction ferroviaire, notamment les ateliers BUDDICOM. Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, on construisit une gare de triage puis les ateliers « Quatre-Mares » pour étendre ces activités. Du coup, Sotteville se développa le long de l’ancienne voie romaine qui joignait le centre du bourg à Saint Etienne de Rouvray. Cette voie devint la rue de Paris. Les industries gravitant autour du ferroviaire attirèrent des ouvriers de tous corps de métier. Un certain nombre de cités ouvrières virent le jour le long de cet axe.

En 1905, la ville atteignait déjà le hameau des Quatre-Mares. La cité Thuillier situé en amont du hameau, s’ouvrait encore sur un bout de campagne. Des labours étaient à vendre. Sans doute bien conseillée sur l'emplacement et peut-être aussi aidée financièrement par Gabriel LECOINTE, Marie Mathurine choisit de faire construire un ensemble de maisons à l’extrémité de cette cité. Les bâtiments furent construits en briques rouge et blanche sur un étage et couverts en ardoises avec des combles aménagés. Ils donnaient principalement sur la rue Victor Hugo, parallèle à la rue de Paris. Ils accueillirent le nouveau café-débit de Mathurine et deux logements accolés, joignant à droite la rue de la Cité Thuillier. De l’autre côté du commerce portant le nom de « LECOINTE », elle fit construire dans une ruelle perpendiculaire, sa propre maison avec un petit jardin.

C’est sans doute à cette époque que Mathurine alla chercher son fils à La Vaupalière. Jacques nous a rapporté que « des voisins, Monsieur et Madame Aussi, aidaient Grand-mère pour la construction et s’occupaient de Papa qui n’était plus en nourrice. » Armand AUSSY et son épouse Mathilde habitaient au 379, rue Victor Hugo, c'est-à-dire une grande maison bourgeoise, juste en face du café de Mathurine. Monsieur AUSSY était rentier. On dirait aujourd’hui retraité. Tous deux étaient originaires de Manneville. Roger « fût gâté par Madame Aussi qui était une très brave dame que j’ai moi-même connue petit, j’étais très souvent chez elle avec Maman […] les voisins de Grand-mère pensaient que Papa était le fils de Monsieur Aussi, tellement il s’en occupait.» ajouta Jacques.
Bientôt, d’autres maisons furent construites dans le prolongement de celle de Mathurine. Ce qui était au début une quasi impasse devint petit à petit une vraie rue, parallèle à la rue de la Cité Thuillier. En 1910, il y eut inauguration. Mathurine ayant ouvert la rue, le Conseil municipal donna à cette rue nouvelle le nom de Roger LECOINTE. On s'interroge toujours aujourd'hui sur le choix du patronyme. « On donna à cette rue le nom de Roger, prénom de Papa, et de Lecointe, le nom de mariage de Grand-mère. A moins que ce soit le nom que Papa aurait dû porter », écrivit Jacques. Dans son récit, il ajoute : « L’inauguration a eu lieu le 3 Août 1910, comme en témoigne une plaque remise à Grand-mère ce jour-là. »

Roger GUILLEMIN pendant la Grande guerre

Les voisins de Mathurine et de Roger n'étaient pas tous rentiers, comme les AUSSY. Il y avait beaucoup d'employés de l'Etat, travaillant aux Ateliers des Chemins de fer de l'Ouest [5]. Sotteville, l’ancienne bourgade agricole de 4 000 habitants, était devenue au début du XXème siècle, une ville « cheminote » de 30 000 habitants. Certains parmi eux, avaient créé une coopérative : « La Solidarité Sottevillaise » [6]. Ils ouvrirent au début du XXème siècle des magasins, où on trouvait des produits alimentaires à prix intéressants. Malgré le développement de ces coopératives ouvrières, Mathurine continua de développer son propre commerce. Ce qui fait qu’elle était à la tête d'un café-épicerie-mercerie avant le déclenchement de la Grande guerre. J’imagine que le soir, après le travail, les cheminots devaient consommer autant que les artisans du textile qu’elle avait côtoyés autrefois à Saint Sever.

Dans cet environnement ouvrier gagné par les idées socialistes [7]. Mathurine avait conservé son éducation catholique bretonne. En attendant d’avoir une église à proximité de chez elle [8], j’ai imaginé qu’elle prenait le tramway les Dimanches matin et emmenait Roger à la messe à l’église de l’Assomption situé au centre de Sotteville. Il lui arrivait de pousser jusqu’à l’église Saint Sever, son ancienne paroisse. C’était peut-être l’occasion pour elle de croiser le père de Roger, comme Odile GUILLEMIN me l’a raconté. Petit, Roger passait un peu de temps dans la cour qui donnait sur l’arrière des immeubles du 121, rue Lafayette et du 30, rue Pavée. De là, son père pouvait le voir grandir.

Lorsqu’il eut l’âge d’aller à l’école, Mathurine l’inscrivit à l’école BAYARD. Ce n’était pas un établissement public, mais dit « libre ». Cette appellation avait été donné aux écoles privés, pour la plupart catholiques, après la mise en application de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. Il faut dire qu’en 1910, il n’y avait pas encore d’école communale dans le quartier des Quatre-Mares. Il fallut attendre 1915 pour que l’Etat fasse construire au milieu des champs le « Groupe scolaire des Quatre Mares ». Ce groupe devint à la fin de la guerre l’Ecole Jean JAURES [9] pour garçons et filles.

Roger avait alors 10 ans. Il parcourait tous les jours de la semaine 800 mètres aller et 800 mètres retour à pieds pour gagner son école, situé « près de la Gendarmerie », précise Jacques dans son récit. Après tout, ce n’était pas grand-chose, comparé aux deux fois trois kilomètres que sa mère avait dû faire quotidiennement dans sa jeunesse, pour apprendre à lire, écrire et compter à Loyat. En 1915, Roger avait bientôt fini ses classes de primaire. En Juin, il fit sa première communion [10]. Sur son costume de communiant, on peut voir une fleur de lys sur sa manche. Ce qui en dit long sur les idées conservatrices de son école.
En Juin 1915, la guerre avait déjà presqu’un an. La clientèle du café-débit n’était plus la même. La plupart des cheminots étaient partis au front et ils avaient été remplacés dans les rues par un flux continu de soldats, surtout anglais. Une fois débarqués du Havre, les « Tommies » prenaient le train et transitaient parfois dans des camps installés autour de la gare de triage de Sotteville, notamment vers le viaduc d’Eauplet, dit « Pont aux Anglais ». Lorsqu'ils étaient en permission, j'ai imaginé que le café-débit de Mathurine remplaçait dans leur coeur leur « pub anglais ». En tout cas, Roger du haut de ses 10 ans, ne semblait pas porter nos alliés dans le sien. D’après Jacques, Roger répéta cette phrase jusqu’à la fin de sa vie : « les Anglais ne font tout comme personne et rien comme tout le monde. »

Vers la fin de la guerre, Roger suivit des cours complémentaires à l’Association BELLEFONDS, au 161 de la rue Beauvoisine sur la Rive droite de la Seine, à Rouen. C’était un ancien établissement catholique qui avait été tenu par les Frères des Ecoles chrétiennes. Après 1905, leur collège s’était reconverti en Association familiale. Elle accueillait et hébergeait les jeunes gens qui venaient à Rouen pour faire des études. Pour y aller, Roger devait prendre la ligne N°3 jusqu"au terminus de l’Hôtel de Ville. La rue Beauvoisine était à deux pas. J’ai imaginé qu’il était demi-pensionnaire. De son foyer, Roger entendit sûrement les cloches de la Cathédrale sonner [11] le Lundi 11 Novembre 1918. Roger allait bientôt avoir 14 ans, lorsque l’Armistice fut proclamé. .
Jacques raconte dans son récit qu’il ignore quels diplômes son père put obtenir. Il ajoute : « Papa devait bien apprendre mais était déjà têtu voire coléreux ! ». Son père, nous dit-il, apprit à jouer du piano et surtout du violon. « Il prit aussi des cours de chant et devint un bon ténor , ce qui lui permit plus tard de faire partie de la maîtrise de St Vincent-de-Paul », église qui se construisit en 1929 à côté de la rue Lecointe à Sotteville. « Il se produisait lors de pièces de théâtre ». Peut-être que Roger avait été attiré par ces activités culturelles au sein de l’Association Bellefonds. Dès 1921, cette dernière créa une société théâtrale amateur : le Groupe artistique de Bellefonds (GAB) [12]. Pendant 15 ans, le GAB se produisit sur différentes scènes rouennaises, notamment dans le cinéma tout proche Beauvoisine. On fit même venir à Bellefonds des acteurs en vogue comme le comique Victor BOUCHER. Roger répéta-t’il dans cette troupe ? Voulait-il se lancer dans cette voie ? Sa mère qui avait du caractère, ne devait pas être de cet avis. Il allait avoir 16 ans. Il dut partir travailler et apprendre à gagner sa vie, comme sa mère l’avait fait au même âge.
Le recensement de 1921
Après la « Victoire » [13], Mathurine vendit son commerce. Elle se retira dans sa maison du 2, rue Roger LECOINTE. Il fallut attendre 1921 pour que sa rue : « la Rue nouvelle », apparaisse dans un recensement [14]. La guerre était passé par là, mettant en suspens les recensements de population, comme beaucoup d’autres évènements administratifs de la vie d’une commune. Les agents municipaux avaient, comme tous les hommes, été mobilisés pendant quatre ans. L’Etat, d’une façon générale, n’avait tout simplement pas eu les moyens logistiques, de mener une opération aussi lourde, pendant toute cette période. En 1921 donc, La rue LECOINTE ne portait toujours pas officiellement son nom de baptême [15].

L’autre information intéressante dans le recensement de 1921, apparaît dans la colonne profession. Roger y est déclaré comme « employé chez Levivier ». LEVIVIER était-il le nom de l’atelier de bijouterie où Roger trouva un premier travail ? Avec d’ailleurs quelle qualification ? « Grand-mère le retira de ce métier trop salissant », nous dit Jacques.

Roger avait adopté le vélo pour aller travailler. Mais « un jour, il passa sous une carriole à chevaux ; il s’en est sorti indemne mais son vélo avait bien souffert ». Etait-ce en allant travailler à la Maison de Santé départementale, encore appelé « Maison de Quatre Mares Saint Yon » à Sotteville [16] ? Roger y avait trouvé un poste dans des bureaux. « Etait-ce avant le régiment ou après ? » s’interroge Jacques. En 1924, Roger fêta ses 20 ans. Suivant un rite alors bien établi sous la IIIème République, Roger se présenta au bureau de conscription de Rouen Sud.
A suivre prochainement : Dans un prochain épisode, intitulé « Roger GUILLEMIN et son cheval Ruban », nous verrons le parcours militaire que Roger effectua de 1925 à 1926.
Notes de fin
[1] Sur le recensement de 1901, elle est déclarée comme sage-femme.
[2] La notion de père biologique utilisé ici est anachronique. En 1905, il n’existait tout simplement pas de preuves biologiques. Celles-ci apparurent à partir des années 1950. La biologie devint un principe juridique en France avec la loi du 3 Janvier 1972 sur la filiation.
[3] l’enfant naturel adultérin, c'est à dire né d’une relation où l’un des parents est marié, ne pouvait tout simplement pas être reconnu légalement par le parent ayant commis l’adultère. Il fallut attendre la loi du 3 Janvier 1972 pour que les droits des enfants naturels s’améliorent, notamment en matière de succession. L’égalité complète n’arrivera qu’en 2005 avec la disparition juridique des catégories enfant légitime / enfant naturel.
[4] Celui des Capucins datant de 1597. Il fut vendu comme bien national à la Révolution.
[5] Les ex-ateliers BUDDICOM qui avaient été depuis longtemps rachetés par la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest, étatisée en Janvier 1909.
[6] Les activités de cette coopérative s’étendirent bien au-delà des limites de la commune de Sotteville, et en 1927 elle prit le nom d’ « Union des coopérateurs de Normandie » : les COOP.
[7] Sotteville élit le deuxième maire socialiste de France en 1912.
[8] L’église Saint Vincent de Paul proche de la rue Roger Lecointe ne fut construite qu’en 1929. Une chapelle provisoire avait été bâtie en 1920.
[9] Jean JAURES était passé à Sotteville en 1912, sans doute pour soutenir le futur maire de la cité.
[10] Le décret « Quam singulari » promulgué par le pape Pie X en 1910, abaissa l’âge de la première communion à environ 7 ans (âge de raison). La plupart des enfants firent ensuite leur Communion solennelle (ou grande communion) entre 12 et 13 ans, marquant une confirmation de la foi après le catéchisme. Apparemment, ce ne fut pas le cas de Roger
[11] Le carillon de la tour Saint Romain ne date que de 1920.
[12] Voir l’ouvrage Rouen sous la IIIème République : Politiques et pratiques culturelles -Chapitre IV (PUF) p 229-291
[13] 20 ans après, l’Europe était à nouveau en guerre.
[14] Le dernier recensement datant de 1906 était antérieur à l’arrivée de Marie Mathurine à Sotteville. Celui de 1911 n'apparaît pas dans les Archives départementales.
[15] Il fallut attendre le recensement de 1926 pour que la rue Roger LECOINTE soit mentionnée avec son nom.
[16] L’hôpital du Rouvray avait été fondé par les Frères des Ecoles Chrétiennes au XVIIIème siècle. C’était alors un « pensionnat de force » destiné aux jeunes aliénés. Au XIXème siècle, l’hospice fut divisé en deux parties distinctes. La partie nommée « Quatre-Mares » était dédiée aux hommes.




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